À quelques semaines de la reprise des classes, prévue le 5 octobre prochain, la situation des enseignants contractuels communaux non retenus à l’issue du processus d’intégration de 2024 reste au cœur des préoccupations dans le secteur éducatif guinéen.

Privés d’arrêtés d’engagement malgré leur présence continue dans les salles de classe, ces enseignants demandent désormais une régularisation de leur situation administrative. Leurs représentants, réunis le 1er août à la Bourse du Travail de Conakry, ont annoncé leur intention de suspendre la reprise des cours si aucune réponse concrète n’est apportée avant la rentrée.

Le concours d’intégration organisé en 2024 concernait près de 14 000 candidats. Parmi eux, environ 10 000 enseignants ont été retenus et intégrés à la fonction publique locale. En revanche, quelque 4 500 autres, pourtant déclarés aptes après l’évaluation pratique en classe, attendent toujours une décision officielle.

La régularisation de ces agents faisait partie des engagements inscrits dans l’accord conclu le 3 janvier 2026 entre le gouvernement et l’Intersyndicale de l’éducation. Malgré la création d’un cadre de concertation pour étudier leur dossier, les documents administratifs espérés n’ont pas encore été délivrés.

Pour tenter d’apaiser la situation, des échanges ont eu lieu entre les autorités compétentes et les organisations syndicales.

À l’heure où l’école guinéenne s’apprête à rouvrir ses portes, l’évolution de ce dossier reste très attendue, alors que le manque d’enseignants demeure déjà un défi majeur pour le système éducatif.

Bountouraby Kader Camara

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