La convocation de Doudou Wade, ancien président du groupe parlementaire libéral et figure du Parti démocratique sénégalais (PDS), par la police ce lundi 2 février, continue de susciter de nombreuses réactions dans les milieux politique et médiatique. En cause, des propos tenus lors d’une émission télévisée, au cours de laquelle il évoquait des épisodes historiques où certaines républiques auraient été « sauvées » par des coups d’État ou l’intervention de l’armée. Ces déclarations ont rapidement provoqué des réactions contrastées sur les réseaux sociaux, entre indignation et appels à considérer ses propos comme une analyse historique. Quatorze anciens présidents de groupes parlementaires ont ainsi exprimé leur soutien à Doudou Wade, estimant qu’il n’a pas outrepassé les limites du débat démocratique.
Dans leur déclaration, ces anciens parlementaires se disent préoccupés par ce qu’ils qualifient de « risques de judiciarisation de la parole critique », qu’elle émane de responsables politiques ou de journalistes. Ils rappellent que la liberté d’expression et le droit à la critique constituent des piliers de l’État de droit au Sénégal, garantis par la Constitution, et mettent en garde contre toute tentative de criminalisation de la critique gouvernementale. Alors que Doudou Wade est entendu au commissariat central de Dakar, assisté de ses avocats, l’animateur de l’émission concernée, Pape Ngagne Ndiaye, a pour sa part été libéré après plusieurs heures d’audition.Rapporte nos confrères de RFI
Bountouraby Kader Camara
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