Screenshot

Réunis à Addis-Abeba pour le 39 sommet de l’Union africaine, les dirigeants du continent ont placé la défense du multilatéralisme et la préservation de l’ordre constitutionnel au centre de leurs préoccupations. Dans un contexte marqué par les combats dans l’est de la RDC, la guerre au Soudan, les tensions au Soudan du Sud et la menace terroriste persistante au Sahel, le président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, a alerté sur un « bouleversement de l’ordre international » et sur les ingérences extérieures affectant le continent. Il a plaidé pour une accélération de l’intégration politique et économique, qualifiée d’« impératif de survie », tout en appelant au respect du droit international face aux souffrances des populations civiles, du Soudan à la Somalie, sans oublier la Palestine.

En toile de fond, la question des changements anticonstitutionnels de gouvernement a suscité une mise en garde ferme du président angolais João Lourenço, président sortant de l’UA. Sans citer de pays, il a dénoncé les élections organisées par des auteurs de coups d’État pour légitimer leur maintien au pouvoir, estimant qu’un tel processus ne saurait constituer un rétablissement de l’ordre constitutionnel. Ce sommet, qui se tient à huis clos après la cérémonie d’ouverture, rassemble une cinquantaine de dirigeants dont les présidents guinéen Mamadi Doumbouya, gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema et congolais Félix Tshisekedi , tandis que plusieurs chefs d’État, notamment du Tchad, du Congo et du Rwanda, sont absents.

(Source : RFI)

Bountouraby Kader Camara

620 06 96 33